Plaintel : l’entreprise Ovoteam va être mise en vente

Le groupe Avril souhaite se séparer de sa filiale de production d’œufs pour réorienter ses activités vers le végétal. L’entreprise Ovoteam à Plaintel (Côtes-d’Armor) est concernée.

En 2018, le groupe avait construit sur le site de Ovoteam à Plaintel (Côtes-d'Armor) un nouveau bâtiment de 1 000 m².
En 2018, le groupe avait construit sur le site de Ovoteam à Plaintel (Côtes-d’Armor) un nouveau bâtiment de 1 000 m².

Mardi 13 avril, le groupe agro-industriel Avril a annoncé vouloir se séparer de ses activités dans l’œuf et dans le porc. Il souhaite revendre ses usines de transformation animale pour se recentrer sur la transformation du végétal. « La raison de cette cession est le souhait du groupe de devenir le leader des solutions végétales au service des transitions alimentaire, environnementale ou agricole », déclare son directeur général Jean-Philippe Puig. Ovoteam, à Plaintel (Côtes-d’Armor), serait revendue.

Plus de transformation animale

Pour cet objectif, le groupe souhaite se séparer d’une filière qui représente 500 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les près de 6 milliards amassés par le groupe.

À lire aussi

Huit sites sont concernés par cette revente. Et parmis eux, on retrouve donc Ovoteam, filiale du groupe. L’entreprise d’ovoproduits (produits issus de la transformation des œufs : blancs et jaunes) et de transformation des œufs (omelettes, œufs brouillés ou pochés, en poudre, etc.), implantée dans la zone d’activité du grand Plessis et qui embauche une centaine de salariés, s’était pourtant agrandie en 2018.

Le grand ouest particulièrement touché

L’opération concerne six sites en France pour le conditionnement des œufs (sous la marque Matines) et la fabrication d’ovoproduits avec Ovoteam à Plaintel, à Naizin dans le Morbihan et à Ambrières-les-Vallées en Mayenne. Pour le porc, l’usine Abera à Saint-Brice-en-Coglès en Ille-et-Vilaine est concernée ainsi que le site Porcgros, société de Rungis (région parisienne).

Une opération qui touche aussi l’élevage

Matines, c’est un réseau de près de 300 éleveurs de poules pondeuses. La production porcine représente quant à elle près de 1 300 producteurs dont les deux tiers sont en Ille-et-Vilaine et en Côtes-d’Armor. A celà, il faut ajouter les 300 salariés dans les usines de transformation. Reste à savoir dans quelle mesure ces activités seront touchées par ce soudain virage…

 

Imprimer